Les hommes sont infidèles, mais ce n’est pas de leur faute

Eric Anderson, un sociologue américain vient de publier un livre « Les hommes, la monogamie et la vérité sur la tromperie » (en anglais : The monogamy gap : Men, love and the reality of cheating).

Pour lui, l’infidélité des hommes (il parle des hommes en tant que sexe, pas l’Homme avec un grand H) serait essentielle pour bien gérer la relation officielle et son impact émotionnel…

Il a accordé une interview au Huffington Post, interview qu’a rapportée le magazine Elle. Il déclare : « les hommes ne trompent pas parce qu’ils n’aiment pas leur partenaire.  Ils trompent parce qu’ils veulent juste avoir des relations sexuelles avec d’autres. Et la société ne doit pas dédaigner cela. »

Concernant la monogamie, pour lui, ce n’est pas un système dans lequel l’homme peut s’épanouir (excusez nous de vouloir être la seule et unique). Il complète sa vision de la monogamie en la qualifiant « d’incarcération sociale et sexuelle susceptible de développer des frustrations, des colères voire du mépris envers sa partenaire officielle« . Il s’offusque et ne comprend pas « pourquoi on s’en prend davantage aux hommes infidèles plutôt qu’à ceux qui divorcent, abandonnant un mariage d’amour riche en souvenirs et bouleversant au passage l’équilibre des enfants. »

Il appuie ses dires en parlant d’une enquête qu’il a réalisé auprès de 120 hommes. 78% d’entre eux confirment qu’ils ont déjà trompé leurs partenaires même si ils avouent qu’ils les aimaient et que leur intention était de rester avec elles. Pour lui, le désir sexuel c’est de la gourmandise : « On dit qu’on ne veut pas manger ce chocolat mais on en a envie quand même. On le mange, on se sent coupable et ensuite, on se promet de ne plus en manger. Mais on l’a fait. C’est le même phénomène avec l’infidélité ».

Pour finir sur cette interview, il déclare qu’il faut séparer le sexe de l’affectif. Il considère qu’au bout de deux ans, parfois moins, TOUS les couples connaissent une baisse de libido vis à vis de l’autre. Donc les couples qui restent ensemble après cette période le font car un lien affectif s’est formé entre eux.

Je note qu’à aucun moment il ne parle des sentiments de la femme, de son ressenti par rapport à la tromperie. C’est bien beau d’interroger des hommes pour savoir si il ont ou non déjà trompé leurs compagnes, mais à quand des études pour savoir comment les femmes trompées vivent ou ont vécu cette situation?

Vous avez compris le message? Les hommes trompent, mais c’est pour le bien des relations.

Qu’en pensez vous? Les filles, êtes vous prêtes à laisser votre homme assouvir sa gourmandise? Les garçons, êtes vous d’accord avec les propos de ce sociologue? On attend vos réactions.

 

A lire aussi: