Semaine de la femme : Qu'est ce que l'endométriose? | La Scandaleuse

Semaine de la femme : Qu’est ce que l’endométriose?

La société évolue, avec elle, les mœurs, les mentalités, les modes de consommation, tout notre quotidien évolue.

Alors que cette évolution devrait être positive, on se rend compte qu’en fait, tout ne va pas si bien.

Pendant des années, on nous a fait croire que le lait était bon pour la santé à tous âges, de plus en plus de personnes se lèvent contre cette « croyance populaire ». Manger de la viande c’est bon pour la santé, sauf que apparemment, la viande rouge n’est pas si bénéfique que ça. Consommez du jus d’orange pour être en forme toute la journée, sauf que la grande entreprise qui se trouve derrière la plupart des produits que nous consommons est au cœur de nombreux scandales sanitaires.

Pour certains l’Endométriose, cette maladie dont on parle peu mais qui touche 1 femme sur 10 et concerne 3 millions de femmes en France, pourrait être une conséquence de notre mode de vie alimentaire, notamment la consommation de la viande rouge.

Allô Europe 1 a consacré une émission très intéressante à la question. Voici quelques extraits (retranscris, ce ne sont pas mots pour mots les paroles) :

L’Endométriose c’est quoi?

Ça vient du mot Endomètre. C’est le muscle de l’utérus, qui contient de la muqueuse. Cette muqueuse va desquamer (cycle de menstruation). Quand cet endomètre est localisé en dehors de l’endroit où il devrait être (en dehors de l’utérus) soit dans la cavité abdominale soit même parfois dans le poumon, ça cause des douleurs. Pour résumer c’est un tissu qui n’a rien à faire dans certains endroits anatomiques et qui va pourtant s’y trouver.

Les protagonistes continuent d’échanger :

L’Endométriose est la première cause d’infertilité et est difficilement diagnostiqué.

Pour l’occasion, le docteur Erick Petit, spécialiste et l’animatrice Enora Malagré ont été invités à témoigner. Enora a appris il y a deux ans, que l’Endométriose est à l’origine de ses fausses couches. Le docteur Gerald Kierzek est également présent.

Le docteur Petit nous révèle qu’il faut être spécialisé pour découvrir cette maladie car elle est complexe et difficile à diagnostiquer. Il faut être radiologue spécialisé dans les maladies de la femme et sous spécialisé dans ce domaine. Elle concerne beaucoup d’organes, il faut donc maîtriser toutes les techniques spéciales pour ça.

Le docteur Kierzek rajoute que cette maladie est fréquente et tabou. On n’en a pas parlé pendant des années les femmes n’en parlaient pas à leurs docteurs puisqu’elle touche les règles et la douleur. Pendant des années elle a donc été tabou et aboutissait à des conséquences graves puisque les femmes la laissaient évoluer sans se plaindre comme l’infertilité qui est une conséquence de l’Endométriose.

Ensuite Enora intervient et raconte son histoire. elle sait depuis 2 ans qu’elle est atteinte, mais il n’y a pas eu de signes avant-coureurs. Elle n’avait pas de symptômes, pas de règles douloureuses, pas abondantes. Elle révèle aussi que sa mère est ce qu’on appelle une enfant distilbène (enfants dont les mamans enceintes se sont vus prescrire du diéthylstilbœstrol – D.E.S, oestrogène de synthèse commercialisé en France sous les noms de Distilbène et StilboestrolBorne). Elle connaissait donc très bien l’Endométriose puisque sa mère en a, du coup, été atteinte assez jeune. Elle ajoute qu’après plusieurs fausses couches, et des douleurs qui ont commencé à apparaître, ils ont commencé à voir les kystes et donc détecter la maladie.

Le docteur Kierzek précise toutefois que ce n’est pas forcément une maladie héréditaire. La maladie peut intervenir notamment lorsque l’on a cette susceptibilité (lorsque notre mère est atteinte) et combinée à des facteurs tels que l’environnement les perturbateurs endocriniens, l’alimentation telle que la viande rouge.

Le docteur Petit ajoute que la maladie débute dès les premières règles. Mais les symptômes peuvent arriver bien après.

Concernant les symptômes, les règles parfois hémorragiques, des douleurs, des rapports sexuels parfois difficiles/douloureux.

Enora ajoute que les douleurs dont ils parlent sont à tomber par terre parfois, qui frôlent l’évanouissement. Qui l’ont amené à ne pas pouvoir sortir de chez elle parfois pendant 24 heures.

La chanteuse Imany, elle aussi atteinte, avait révélé que lorsqu’elle était ado, et qu’elle en parlait au médecin de l’école, celui ci pensait qu’elle mentait.

Le docteur Petit ajoute qu’il y a un critère diagnostic assez simple à retenir, si une jeune fille ne va pas au collège ou au lycée à cause de règles, c’est validé, elle est atteinte d’Endométriose. Le docteur Kierzak précise tout de même que toutes les douleurs pendant les règles ne veulent pas dire Endométriose, mais 40 à 50% des douleurs pelviennes pendant les règles c’est un diagnostic d’Endométriose. Il ajoute qu »il ne faut pas les négliger. Avoir des règles, c’est normal, des règles douloureuses, non!

Il y a quasiment systématiquement des troubles digestifs fonctionnels sans qu’il y ait pour autant des lésions digestives de l’appareil.

D’autres symptômes tels que les diarrhées, les évacuations douloureuses des selles, les douleurs pulmonaires, etc.

Enora ajoute qu’elle a parfois été tentée de prendre des opiacés très forts, des produits à base de morphines pour calmer les douleurs.

Il faut savoir que Endométriose ne veut pas dire stérilité.

Plusieurs sites vous en diront plus sur la maladie dont :

http://www.endofrance.org/

C’est un site tenue par 26 femmes bénévoles sur lequel il y a pas mal de conseils et astuces autour de la maladie.

Pour écouter l’intégralité de l’émission, c’est via ce lien à partir de 35 min 30 :

L’Endométriose n’est pas forcément une maladie évolutive mais la laisser évoluer peut la rendre chronique. Alors n’hésitez pas les filles, si vous êtes en âge de procréer ou plus jeune, n’hésitez pas à aller vous faire diagnostiquer. Cherchez un échographiste spécialisé et si il n’y en n’a pas vers chez vous, faites au minimum une IRM, adressez vous à des radiologues spécialisés dans l’Endométriose. Recherchez un centre de référence. Il faut aller chez les spécialistes car la maladie est difficile à détecter.

 

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